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Alcesdam

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ALCESDAM est une ONG de droit marocain créé en 1986 dont les activités, en faveur des paysans oasiens, sont localisées dans la Province de TATA. Les objectifs de l’Association tels qu’ils sont définis par ses statuts sont les suivants :
1- L’amélioration de l’efficience des ressources en eau dans les oasis ;
2- La lutte contre le dépérissement des palmeraies ;
3- L’amélioration du revenu familial des paysans oasiens et la lutte contre la pauvreté.

Dans les années 1970Le Docteur PARODI, en poste à Tata, constate le dépérissement progressif des palmeraies de la région, dépérissement dû essentiellement aux conséquences de la sécheresse et à la progression du bayoud, maladie causée par un champignon du sol, responsable de la mort de nombreux palmiers.Il prend alors contact avec le Comité d’Entraide Internationale (C.E.I) à l’Église Évangélique de Casablanca.Le Pasteur SCHMIDT et le C.E.I entreprennent un
programme d’aide en faveur des paysans de cette région. Monsieur William GONET,
Agronome à la firme CIBA-GEIGY à Casablanca est consulté pour la mise en application de
ce programme d’aide.En 1986 Monsieur GONET fonde l’ALCESDAM, organisation non gouvernementale (O.N.G)
sans but lucratif. L’Église Évangélique met à la disposition de l’association un bureau dans ses locaux du 33, rue d’Azilal à Casablanca.
Depuis sa création en 1986 et jusqu’en 2003, le principal partenaire financier de l’ALCESDAM était « PAIN POUR LE MONDE » (P.P.L.M), dont le siège est à Stuttgart (Allemagne). D’autres organismes ont participé financièrement aux programmes d’aide : les Ambassades de Suisse et de France au Maroc, le P.N.U.D via le Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération à Rabat et plus récemment, La Principauté de MONACO et ses organismes associés.
Le 16 Octobre 2000, lors de la célébration de la journée mondiale de l’Alimentation,
la F.A.O a décerné à l’ALCESDAM la Médaille d’Argent du Mérite pour ces actions
en faveur des paysans des oasis. 

 La présidence de l’ALCESDAM 

1986 à 1994 :Monsieur W.GONET

1994 à 2000 :Pasteur E. QUINCHE

2000 à 2009 :Pasteur J.L. BLANC

2009 à 2014 :Pasteur S. AMEDRO

Depuis 2014 :Docteur C. BELVEZE

Quelques données succinctes sur la Province de TATA
A l’écart des grands axes de communication, et longtemps isolée géographiquement,
la Province de TATA a pour chef-lieu la ville de TATA (12.000 habitants).

 

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Les ressources hydriques de la région (mis à part les quelques précipitations hivernales) sont essentiellement dues aux eaux d’infiltration en provenance de pluies qui tombent sur les montagnes de l’Anti-Atlas. Ces eaux d’infiltration rechargent les nappes phréatiques et alimentent les sources et les Khettaras (sorte de grandescanalisations souterraines, construites au cours des siècles passés, amenant l’eau des piedmonts vers les oasis). Les agriculteurs oasiens s’efforcent de capter les sources, d’entretenir les Khettaras et plus récemment de creuser des puits pourpomper l’eau des nappes souterraines.

 L’agriculture. Seule possible dans les oasis alimentées en eau est une agriculture de subsistance, où pratiquement seules les dattes sont l’objet d’un commerce. Les grands espaces semi-désertiques et désertiques, qui constituent l’essentiel de la superficie de la Province, sont du domaine du pastoralisme que les nomadespasteurs exploitent extensivement avec leurs troupeaux de chèvres, de moutons et de dromadaires, en transhumance au gré des précipitations hivernales.

L’agriculture oasienne est caractérisée par de petites exploitations agricoles où les surfaces varient de 1 à 2 hectares (souvent moins de 1 hectare). Les parcelles cultivées sont parfois morcelées à l’extrême (de quelques dizaines de mètres carrés à quelques 1000 m2) rendant toute mécanisation difficilement concevable. Seul l’homme (à la houe) ou les animaux de trait (à l’araire) peuvent travailler le sol.

La plupart des terres cultivées sont sablonneuses, pauvres en matière organiques et en éléments minéraux. Certains sols, plus riches en argile et en limon, sont reconnus pour leurs bonnes qualités agricoles.

En revanche, dans quelques oasis, des remontées salines où l’utilisation d’eau
d’irrigation chargée en sels stérilisent les sols que les faibles précipitations hivernales ne permettent pas de déssaler.